| Historique |
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La naissance du basket-ball à Dottignies
Une bande de copains du quartier du cimetière à Dottignies, désirait pratiquer un sport nouveau dans la région, le basket-ball, mais ils n’avaient pas d’aire de jeu. Une demande auprès du patronage, sous l’aile du vicaire Minne, a été faite et celui-ci proposa à cette joyeuse bande d’aménager leur surface du jeu sur le terrain vague derrière la salle du Foyer (sise à la rue de Mouscron), un petit espace juste à côté de la bibliothèque. Le club de football "Patria" (des jeunesses catholiques de La Mutuelle) leur offrit des veilles structures de leurs buts, Gabriel Baert (menuisier) installa des planches de bois sur ces buts et André Parmentier (carrossier) confectionna les anneaux. Les premiers paniers étaient nés. Les « entraînements » débutèrent et cette petite bande allait à Courtai faire quelques matchs amicaux car à domicile leur pelouse n’avait pas les dimensions réglementaires à la pratique de ce sport.
Malheureusement, les panneaux furent détruits par un jour de très violente tempête et le Directeur français de l’entreprise dottignienne « La Mine d’Or », avait des structures réglementaires de basket qu’il offrit de bon cœur – c’était un amateur de basket, restait le problème d’un terrain assez grand ; le Directeur de l’Ecole Communale de Dottignies (rue des Ecoles) leur proposait de faire le terrain dans la cours (NB : ce sont les panneaux qui se trouvent toujours actuellement dans la cours de cette établissement scolaire). Nestor Depraetere vient s’ajouter à la bande de jeunes gens comme entraîneur (il avait déjà joué au basket-ball en « coopérative »). Tout était réuni pour se lancer dans l’aventure…
L’officialisation de la naissance du club
A la Base de cette société si chère aux Dottigniens, se trouve l’élan audacieux d’une poignée de jeunes gens qui, en juillet 1950, décidèrent de fonder officiellement un club de basket-ball. Il est justice qu’on les cite : ils s’agit de MM. Gabriel Baert, Jacques Hollaert, Gilbert Verriest, André Parmentier, Marcel D’Hondt et Amaury Vandenbulcke.
Les débuts furent plus que laborieux et si, actuellement, La Royale connaît une situation financière des plus saines, au départ chacun devait y aller de son denier pour pouvoir pratiquer un sport qui venait lui aussi de voir le jour.
Les moyens financiers mis à la disposition des joueurs étaient inexistants et il ne pouvait être question à l’époque de subsides communaux. Au début, les jeunes gens n’avaient même pas de terrain pour pratiquer leur sport favori. Chaque joueur y allait de sa poche ; que ce soit pour s’équiper ou se déplacer. Le vélo fut bien souvent le mode de déplacement utilisé pour les plus courtes randonnées prévues par le hasard des championnats.
Les glorieux précurseurs des « castors » purent enfin compter sur une aide matérielle : un terrain mis à la disposition par la Société Coopérative : « La Mutuelle », située dans la rue Julien Mullie, anciennement rue de Mouscron. Ce terrain, ils le nivelèrent et le recouvrirent de brique pilée. On fabriqua des panneaux de basket que l’on dressa de part et d’autre d’une surface délimitée par un tracé effectué à la chaux. On s’imagine sans peine ce qui restait de ce tracé au bout de quelques minutes de jeu.
C’est dans de telles conditions que le basket dottignien vit le jour et que ces jeunes gens débutèrent en troisième division provinciale de Flandre Occidentale en raison de la situation géographique. Il fallut attendre la saison 1959-1960 pour voir progresser réellement La Royale et pour voir cet embryon de club goûter, à l’issue de la saison 1961-1962, l’échelon national, l’espace d’une saison en raison d’une très forte série, les Dottigniens furent contraints à la relégation en première provinciale.
En 1963, la commune de Dottignies rejoint le Hainaut et La Royale, qui vient de descendre de la nationale 4, retombera en provinciale 1 du Hainaut sans être consultée par les instances fédérales tout comme La Fraternité Mouscron. Il fallu attendre la saison 1965-1966 pour assister à une seconde accession parmi les clubs nationaux. Courtrai, Bruges et Ypres connaissaient à ce moment l’ascension vertigineuse qui les conduisit à l’échelon supérieur. On peut maintenant se poser la question de savoir ce qui serait advenu de La Royale si à l’époque cette formation dottignienne avait pu bénéficier de l’infrastructure et des capitaux nécessaires à son épanouissement…
L’évolution du basket-ball dans la région
>A cette époque, qui connut l’apogée de certains clubs (Atlhon Ypres, Avanti Bruges, JS Ostende, Olumpia St-Amand Courtrai), les joueurs des différentes formations dottigniennes passaient leurs entraînements en partie à dégager leur terrain recouvert de neige et le reste du temps à éviter de geler de froid. Les joueurs devenaient rares aux séances d’entraînements et seuls se retrouvaient sur le terrain les plus « mordus ». Pour progresser, il n’aurait suffi d’améliorer le rendement technique de l’équipe et de pouvoir préparer le jeu collectif des Castors ; la valeur individuelle de nombreux Castors étant indéniable.
Ceci coïncide avec l’apparition dans la région de clubs se mettant en évidence : des clubs issus d’établissements scolaires possédant une salle pour disputer tout le championnat dans des conditions normales de jeu. Après 3 saisons, les Castors descendirent de nationale 4 en fin saison 1967-1968. Depuis, les jeunes joueurs désertent les rangs de La Royale au profit des clubs voisins plus riches au niveau infrastructure. Le basket fait alors les frais de l’arrivée massive des joueurs étrangers sur le plan national et le niveau ainsi que la qualité du basket-ball dans la province de Hainaut, vont particulièrement s’en ressentir. Les séries deviennent de plus en plus dures pour les clubs où l’on ne mêle pas de jouer la carte des transferts coûteux avec les joueurs du crû. Les Castors de ce fait vont connaître bien des saisons difficiles et au bout de 7 années passées en provinciale 1, c’est la relégation pour la provinciale 2 (en fin de saison 1975-1976).
La Royale suit le mouvement
De nombreux jeunes éléments de valeur étaient venus remplacer depuis le début l’équipe héroïque de La Royale : Aux Marcel Delannois, Pierre Glorieux, Willy Vanwymelbeke, Paul Catteau avaient succédé les Jacky Demets, Jacques Pollet, Jacques François, Guy Vandenbossche et autres Luc Adens et Patrick Vanmeenen aujourd’hui, hélas, disparu.
En septembre 1978, serrés de près par les exigences de la Fédération, et profitant de la disponibilité d’un hall omnisports à Mouscron, les Castors prirent le chemin des « Blommes » (hall Max Lessines) où une installation magnifique les attendait et leur permettait de progresser. C’était sans compter sans les fantaisie imposées à la fin de la saison 1979-1980 par les responsables de la Fédération. On se souvient dans la région du transfert de l’ex-joueur herseautois, Jacques Verdonck. Les Castors furent privés de ses services l’année qui suivit son acquisition et la saison 80-81 se promettait d’être sévère pour les Dottigniens. Trois titulaires quittèrent le club à l’aube de cette nouvelle saison.
L’avenir du club dottignien
Au départ de la saison 80-81, de retour sur le mythique terrain de « La Mutuelle »,La Royale joua la carte des jeunes joueurs qui pouvaient évoluer au sein de la future équipe dottignienne. Les dirigeants savaient très bien ce à quoi ils s’exposaient en lançant dans la bataille des jeunes gens à peine âgés de 16 ans ! Fallait-il repartir en provinciale 4 ou fallait-il tout essayer pour tenter le maintient ? La seconde solution fut adoptée, car l’on sait très bien que la remontée, lorsqu’on part du plus bas échelon, s’avère quelques fois irréalisables et, de toute manière, cette année durant, les Johnny Demets, Dominique et Didier Verschaeve, Patrick Vandevelde et Freddy Roussel, face à la difficulté, ne pourraient que progresser. La relégation est au bout de la saison et quoi qu’il advienne, il faudra songer de toute évidence à renforcer un effectif qui a connu bien des abandons en cours de saison.
Une question subsiste : celle de savoir qui pourra prêter son concours et aussi quel joueur pourrait consentir à un transfert pour un club évoluant encore à l’extérieur (tout comme ses voisins de l’E.R.E.M.E. Dottignies). Des années difficiles en perspective, certes, mais le jeu en vaut la chandelle.
Dottignies en « in-door »
Les spectateurs assisteront, le 15 septembre 1985, au dernier match de La Royale à l’extérieur. En effet, suite à une collaboration avec le Tennis Club Dottignien, une structure gonflable (« la bulle ») fait son apparition à la Plaine des Jeux, rue de la Haverie. Les Castors peuvent enfin disposé, sur la commune de Dottignies, d’un toit pour jouer et de douches… qui remplacent le robinet à l’extérieur et le seau ! Les autorités communales de Mouscron finiront par construire un hall sur la commune de Dottignies, le hall de L’Europe (rue de l’Arsenal) est mis à disposition du basket et des autres sports depuis avril 1989.
A l’aube de la saison 1985-1986, les dirigeants et joueurs des 2 clubs de Dottignies à savoir, La Royale BBC Dottignies et l’Etoile Rouge Ecole Moyenne Etat Dottignies (l’EREME Dottignies) ont décidé d’unir leurs efforts pour promouvoir le basket dottignien en ne formant plus qu’un seul club qui disposera ainsi d’un effectif plus important et qui pourra poursuivre et intensifier encore la formation des jeunes, ce qui est évidemment essentiel pour l’avenir.
Après tous ces périples, aujourd’hui, le club se reconstruit petit à petit car derrière les effectifs alimentant les équipes première et réserve, il y a toujours eu et il y aura encore de bons jeunes qui, d’année en année, progressent sous le contrôle d’entraîneurs dévoués et compétents. Pour eux, les plus petits, La Royale se doit de lutter et peu importe à quel prix, et de franchir avec succès tous les obstacles qui surgiront devant elle.
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